L’importun

Toi le philosophe

Qui m’apostrophe

Chaque nuit tu vagabondes

Dans mon monde

Comme un fantôme diaphane

Dans une vielle cabane.

De derrière ta psyché

Bien caché

En toute transparence

Tu joues de mon innocence

Tu me demandes d’être honnête

Mais la vérité tu n’acceptes

J’aimais pourtant quand ta poésie

Rimait avec fantaisie

Mais tu viens de lever le voile

Sur ce que tu représentes sur ma toile

Tes mots savants

Sont devenus pour moi insignifiants

Tu parles dans le brouillard

Tu joues à colin-maillard

Derrière un foulard de dentelle

Dans une lumière artificielle

Je te crains moins lorsque tu es visible

Que lorsque tu te fais invisible

Ta nouvelle politique

Prend des goûts de vomique

Tu cherches à briller

Mais le cristal est usé

Ton énigme est introuvable

Parce qu’elle est déplorable

Avec toi mon vin s’est transformé en eau

Il est devenu aussi insipide

Que toi tu es devenu schizoïde

Ton lagon je n’ai fait que traverser

Je ne veux plus m’y arrêter

ADIEU

-dimdamdom-

Pour ma participation au premier jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

mené par Jill Bill sur le thème « L’importun »

J’ai choisi ce poème que je réédite souvent

parce qu’il me parle toujours autant, même si cet importun

ne fait plus partie de ma vie depuis longtemps.

 

 

 

 

9 réflexions sur « L’importun »

  1. Merci Dim…. J’ai eu un mal fou à arriver ici par mail… Bon là j’y suis… Dans la vie on côtoie des tas de personnes, on a des amis, un conjoint… bref toutes les chances de tomber sur un importun et hop adieu Berthe… bises, jill

  2. Quel bonheur de te lire.. tu joues avec les mots d’une façon magique !
    Tu ensorcelles..les masques tombent..et c’est extra ordinaire !
    Bravo chère Domi.. continue de nous apporter ta joie de vivre les yeux grands ouverts
    Je t’envoie amitiés et bisous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *